en baverQuoi, qu’est-ce que je dis, en baver…être heureux… Mais il n’y a rien à y comprendre, ça ne peut pas être les deux !

Le site http://developpementpersonnel.org/ a créé “la croisée des blogs”.

Le thème ce mois-ci :

 

 

 

Ce qui a le plus boosté mon propre cheminement

J’écris cet article pour répondre à l’invitation de Arnaud du blog “Terre de repos”, l’organisateur du mois. Si vous voulez en savoir plus sur les règles concernant cet évènement interblogueurs, ou si vous aussi vous êtes inspiré par le thème : rendez-vous ici.

Arnaud nous demande de nous mettre à nu, de parler avec nos tripes, alors o.k. Arnaud, je vais jouer le jeu, bien qu’il ne soit pas toujours aisé de parler de soi.

Je vous ai déjà un peu parlé de ce qui m’a fait grandir,en évoquant 3 livres importants et quelques évènements qui m’ont poussée à évoluer. Mais jusqu’à présent, rien de si intime !

 

J’en ai bavé

Oui, comme beaucoup d’entre nous, et moins que certains, c’est sûr.

Je n’écris pas ce chapitre pour me lamenter, au contraire, mais c’est important pour ceux d’entre vous qui auraient du mal à rebondir sur leurs souffrances.

Alors, oui, j’ai beaucoup manqué d’amour quand j’étais enfant, en tout cas, j’avais le sentiment de ne pas être aimée, et j’en ai terriblement souffert, au point que j’ai cru que je ne valais pas un pet de lapin. J’avais très honte de moi et de ma famille parfois. J’étais jalouse de ma sœur qui à mes yeux avait les faveurs de ma mère.

J’ai entendu toute mon enfance et mon adolescence que j’étais laide, et que c’était ma faute si l’atmosphère était lourde à la maison. Quoi que je fasse, j’avais droit à des reproches. Je ne me souviens pas de compliments…Si peut-être quand on avait besoin de moi, ou bien je ne les ai pas retenus. Et de plus, c’était ma sœur l’intelligente de la famille, je me croyais donc nulle, notamment en science, puisque l’on m’a étiqueté pas assez intelligente pour…. dès 6 ans.

Je me suis aussi ennuyé fermement, j’étais plutôt isolée, je ne pouvais parler de cela à personne, de toute manière j’aurais eu trop honte.

Mon adolescence a été très douloureuse, j’étais pleine de rancœur vis-à-vis de ceux qui au lieu de me choyer, de m’encourager, me blessaient chaque jour.

Pour survivre, il a fallu batailler. Bien des fois, j’ai pensé à mettre un terme à tout cela, mais la vie à été plus forte, ma vitalité a été plus forte. Et puis, c’était peut-être plus l’envie de punir mes parents, ou de les réveiller, de leur faire comprendre combien je souffrais qui motivait les heures auxquelles j’ai pensé à la manière dont j’allais mettre fin à mes jours.

Cependant, matériellement, j’ai eu tout le nécessaire. Et je ne demandais jamais rien, sure par avance que je n’aurais rien, que je ne le méritais pas, et je préférais ne pas me risquer à un refus. Je n’avais que peu d’envie en y réfléchissant.

 

J’ai dû batailler et agir

C’était insupportable d’être aussi mal et malheureuse.

Alors, j’ai eu l’occasion de faire du théâtre, et c’est peu être ce qui m’a sauvé la vie : j’ai décidé de surmonter la honte que j’avais en m’exposant sur une scène. J’ai aussi obtenu de la reconnaissance.

Et puis, j’ai fait plusieurs autres activités, je me suis créé des liens avec d’autres personnes, dans ces différents groupes, j’existais. Et une furieuse envie de vivre n’a fait que grandir, je suis devenue presque extravertie dans certaines situations, je me réparais. Bien que de retour à la maison, les rabats joie ne tardaient pas à se manifester. Alors que ma mère était dépressive, je ne devais surtout pas manifester ma joie.

Mais j’avais enfin une vie qui commençait à être intéressante

J’aime beaucoup lire, et la lecture m’a aussi permit de faire face, ainsi que les travaux manuels divers.

J’ai créé ma vie, mais cette fichue rancœur était toujours présente, donc la souffrance aussi, un sentiment indéfinissable d’injustice, de colère, ….

Lasse de souffrir et de me sentir une victime, j’ai décidé de prendre ma vie en main, d’être maitre de mon destin et de guérir, je me suis donc mise sur le chemin de la guérison en ayant recours à des dizaines de formations, ateliers, séminaires, et à des centaines d’ouvrages sur le développement personnel.

 

Merci la vie

Aujourd’hui, je remercie pour tout ce que j’ai vécu, vraiment, sincèrement. Ces épreuves m’ont permis d’être très sensible, et maintenant que je sais m’en servir, je dispose d’un outil formidable pour me guider dans la vie et parfois pour guider les autres.

J’ai développé une vitalité que je n’aurais peut-être pas eue autrement, et grâce à cela je m’oriente toujours solutions, j’ai pris des risques et j’en prends toujours si cela doit satisfaire mes besoins essentiels. je suis donc capable de surmonter mes peurs. Je trouve la vie passionnante.

Je me connais, je suis capable de me remettre sur des rails optimistes même quand tout va, à priori, mal. Je suis capable aussi de reconnaitre les réminiscences du passé dans mes comportements parfois, et donc de me corriger, de prendre du recul, d’objectiver, de lâcher prise.

Je peux m’aimer presque complètement avec toutes mes imperfections. (Prochain objectif : m’aimer complètement)

J’ai confiance dans mes capacités à surmonter tout ce que j’ai à vivre.

J’ai la foi, bien que je n’adhère à aucune religion.

Je suis responsable de ma vie à 100%.

Et j’ai créé la vie que je voulais, je continue à la façonner comme je veux.

J’ai mis tout en œuvre pour retrouver ma joie d’enfant.

Grâce à tout ce que j’ai traversé, je peux aider d’autres personnes efficacement, je comprends l’autre, chaque cellule en moi comprend et entend et trouve la solution.

Je remercie sincèrement mes parents de m’avoir permis d’être qui je suis aujourd’hui, de m’avoir aidée de leur mieux, et je leur pardonne leurs maladresses et leurs incompréhensions. C’est un sacré boulot d’être parents !

Alors faut-il en baver, pour être heureux ?

Ou tout du moins en avoir bavé ?

Je n’en sais rien, mais en ce qui me concerne, je suis sure que l’adversité et la souffrance ont été des moteurs, le trampoline sur lequel j’ai pu rebondir, la motivation pour choisir d’être heureuse et mettre en œuvre le nécessaire.

Je crois que tout le monde a eu son lot de souffrances, alors tant mieux, car c’est aussi ce qui offre la possibilité à tout le monde de choisir d’être heureux, et de ne plus appréhender la souffrance ou les difficultés de la même manière. (Regardez donc ceci, et vous allez comprendre de quoi je parle). Il faut de l’ombre pour apprécier la lumière, du manque parfois pour apprécier l’abondance, des désagréments pour apprécier l’agrément…..

 

Voilà Arnaud, merci pour ton invitation et comme tu me l’as demandé, je me suis dévoilée. J’espère que cette confidence aidera certains d’entre vous, Chers Lecteurs, à être encore plus heureux !

J’aimerais beaucoup que vous me partagiez votre sentiment dans les commentaires ci- dessous, merci.